mercredi 8 octobre 2014

n°058
La persistance de la mémoire (1931)
Salvador Dalí



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Oeuvre : La persistance de la mémoire
Artiste : Salvador Dalí  
Année : 1931
Technique : Huile sur toile
Epoque : Contemporaine
Mouvement : Surréalisme
Lieu : Musée d'Art moderne (New York)


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Les peintres surréalistes sont très à la mode au début du XXe siècle. Ils peignent des toiles en s’inspirant de leurs rêves. Les peintures surréalistes sont bizarres et étonnantes. Elles montrent la plupart du temps des objets ou des animaux que nous connaissons, mais qui sont associés entre eux de manière loufoque et imaginaire.

Salvador Dalí est l’un des peintres les plus connus du XXe siècle. C’est un maître de la peinture surréaliste. Parmi ces nombreux tableaux, l’un des plus célèbres est celui que l’on nomme très souvent « les montres molles » mais qui s’appelle en réalité « La persistance de la mémoire »

Le tableau représente la plage de Portligat en Espagne. Le peintre vient juste d’emménager avec sa femme Gala dans une maison au bord de cette plage.
Salvador Dalí explique qu'après un repas avec des amis et sa femme, il devait accompagner le groupe au cinéma mais une migraine l'ayant pris, il préféra les laisser y aller sans lui. Quand ils furent partis et qu’il se retrouva seul, son regard se perdit dans le camembert mou qui était resté sur la table.

En y pensant, il se remémora les moments passés avec sa femme. Avec le temps, Dalí s’était habitué au fort caractère de sa femme. Intérieurement il était un peu déprimé et se trouvait tout mou, comme le camembert.
Les jours précédents, Dalí avait commencé un nouveau tableau sur lequel il avait peint la plage de Portligat avec les rochers et un olivier. S’inspirant du camembert qu’il regardait, il ajouta, le soir même, les montres sur son tableau, pendant le temps, que dura la séance de cinéma.

Ainsi, sur la toile, figurent des montres molles comme du camembert. Les montres représentent le temps qui passe. Dalí avait très peur de la mort. Ses montres molles illustrent tout simplement sa peur de mourir. En déformant ces montres, il les casse : c’est une façon pour lui d’arrêter le temps et donc, d’éviter la mort.

Aucune de ces montres n’indiquent la même heure même si les couleurs du ciel indiquent que nous sommes plutôt le soir. Sur les quatre montres qui figurent sur la toile, l’une d’entre elles n’est pas molle et qui est envahie de fourmis. Les fourmis apparaissent très souvent sur les tableaux de Dalí. C’est un insecte qu’il déteste et qu’il associe à une vision d’horreur. Il s’agit en fait de la montre de son père avec lequel il était très fâché.

Les autres éléments du tableau montrent eux aussi que Dalí est très angoissé par la mort. Il pense même qu’il va bientôt mourir. Par exemple, l’arbre que nous voyons à gauche de la toile est un olivier. C’est un arbre qui est connu pour vivre très longtemps (il peut vivre plusieurs centaines d’années). Or, dans ce tableau, c’est un arbre mort. Le message de Dalí est donc assez triste : tout fini par mourir, même les oliviers.

Vingt ans plus tard, Dalí réinterpréta son tableau en créant « La Désintégration de la persistance de la mémoire ». 
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