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lundi 5 août 2019

n°282
Impression, soleil levant (1872)
Claude Monet



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kART d'identité

Œuvre : Impression, soleil levant
Artiste : Claude Monet 
Année : 1872
Technique : Huile sur toile
Epoque : Contemporaine
Mouvement : Impressionnisme
Lieu : Musée Marmottan Monet (Paris) 


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Impression, soleil levant n’est ainsi pas une toile comme les autres : C’est le tableau impressionniste par excellence, car c’est elle qui a donné son nom au mouvement artistique : l’impressionnisme.

Durant son séjour au Havre, Claude Monet décida de peindre le port tôt le matin. Le Havre, c’est le souvenir de son enfance, avec son célèbre port qui ne fait que prendre de l’ampleur avec la grande révolution industrielle du XIXème siècle. Le port est d’ailleurs un des thèmes favoris du peintre.
Le tableau ne fut pas réalisé en atelier mais depuis la fenêtre de sa chambre de son hôtel qui donnait sur le Quai de Southampton. Monet voulant peindre le Havre à l’aube, il était nécessaire de peindre avec de grands coups de pinceau, de manière vive, pour peindre le paysage avant qu’il ne fasse jour. Les couleurs se mélangent ainsi directement sur la toile au lieu de se mélanger au préalable sur la palette.
La toile fut terminée le jour même, d’une traite, en quelques heures et Monet lui donna un nom simple « Vue du Havre »
Après recherches, il représenterait l'aspect du port le 13 novembre 1872 à 7 h 35 du matin bien que certains estiment qu’il n’aurait été peint qu’en 1873 ou 1874. Le peintre aurait signé et daté son tableau qu’au moment de sa vente.

Les couleurs pâles et pastel du tableau reflètent une ambiance brumeuse et froide.  Les fumées des usines ne font qu’accentuer la brume. Les couleurs violacées et grises se mélangent. Le soleil du matin se reflète dans l’eau et donne un peu de chaleur au paysage. Sa lumière nous permet d’apercevoir en contre-jour, un port déjà en activité : les bateaux à vapeur, des bateaux à voile, des barques mais aussi à droite les grues des docks, où s'opèrent les échanges de marchandises.

Le tableau fut exposé pour la première fois en 1874, à la première exposition de la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs qui a lieu du 15 avril au 15 mai 1874. C’est une exposition indépendante organisée par les artistes qui permettait d’accueillir les peintres qui ont été refusé au Salon de peinture. L’exposition permettait donc à ces artistes d’exposer d’autres manières de peindre, des techniques nouvelles moins académiques.
Pour que le tableau soit exposé, Edmond Renoir, frère du peintre Pierre Auguste Renoir et journaliste chargé de la rédaction du catalogue,  a demandé à Claude Monet de mettre un autre nom que « Vue du Havre ». Claude Monet aurait dit « Mettez "Impression" », Edmond Renoir complétant par « soleil levant ».

Durant l’exposition, cette vue du Havre ne passe pas inaperçue. Un critique d’art, Louis Leroy condamna le tableau, disant qu’il ne s’agissait que d’une ébauche, d’un brouillon, en raison de la touche rapide de Monet, qui donne un aspect non-fini à la toile. Voulant faire un mauvais jeu de mots sur le titre du tableau, il intitule son article du 25 avril 1874, "L'exposition des Impressionnistes". dans lequel il écrit avec plein de sarcasmes : « Que représente cette toile ? Impression ! Impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans ».
Mais un autre critique d’art, Jules-Antoine Castagnary  réutilise le mot « impressionnisme » dans un article positif cette fois. Les peintres de l’exposition deviennent  « les peintres impressionnistes », terme que le groupe de adopta avec fierté. C'est la naissance de l'impressionnisme.

A la fin de l’exposition,  Ernest Hoschedé, un collectionneur d’art et ami de Claude Monet, achète le tableau à celui-ci pour 800 francs. Mais Hoschedé fera faillite quelques années plus tard, le tableau aura plusieurs propriétaires avant de faire définitivement partie de la collection du musée Marmottan à Paris.




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jeudi 26 juillet 2018

n°201
La Promenade (La femme à l'ombrelle) (1875)
Claude Monet



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kART d'identité

Œuvre : La Promenade
(ou La Femme à l'ombrelle, ou Madame Monet et son fils)
Artiste : Claude Monet 
Année : 1875
Technique : Huile sur toile
Epoque : Contemporaine
Mouvement : Impressionnisme
Lieu : National Gallery of Art (Washington, Etats Unis) 


En savoir +
Un des rêves de Claude Monet était de peindre des figures en extérieur comme s’il s’agissait de paysages. La Promenade qui a été réalisé en extérieur, probablement en une seule séance,  lui permet d’atteindre cet objectif.

Voici Camille Doncieux, la première femme de l’artiste Claude Monet en compagnie de leur jeune fils de 7ans, Jean. Nous sommes en 1875, un journée ensoleillée, chaude, probablement en été, dans le jardin de leur maison d’Argenteuil.

Grâce à ces petites touches de pinceaux caractéristiques du mouvement impressionniste, Monet crée l’illusion d’un mouvement pris sur le vif : le vent souffle : les rubans du chapeau et la jupe de Camille volent, l’herbe se plie. Elle vient de se retourner, elle parait surprise.

Camille Doncieux
Avant d’être la femme de Monet, Camille était avant tout son modèle préféré. Elle figure sur de très nombreux tableaux de Monet, mais aussi sur des tableaux de Renoir et de Manet.
Camille rencontre Claude Monet en 1865. Malgré les réticences de la famille de Monet, ils se marient en 1870 et ont deux enfants. Mais après la naissance de son second enfant, Michel, Camille est très fragilisée. Elle meurt d’un cancer de l’utérus en 1879 à seulement 32 ans.
Après sa mort, Monet continuera de peindre quelques personnages, en particulier ses enfants, mais plus jamais ces personnages n'apparaîtront avec la même importance, ou le même intérêt de la part de l'artiste. Monet se tournera d'ailleurs de plus en plus vers des paysages vers la fin de sa vie.

En dehors des nombreux tableaux où elle figure, on ne sait presque rien sur Camille Doncieux. En effet, la seconde épouse de Monet,  Alice Hoschedé, sans doute par jalousie, a détruit toute la correspondance de sa première femme, envoyée ou reçue, les photos où elle figure, ainsi que de nombreux documents la concernant.  Cette photo prise en Hollande en 1871 est l'un des rares documents n'ayant pas été détruit.

Dix ans plus tard, Monet reviendra sur ce thème de la femme à l’ombrelle. Il réalisera deux tableaux avec  Suzanne Hoschedé,  la fille de sa nouvelle femme,  comme modèle, qui a un petit air de ressemblance avec la regrettée Camille. Peut être une manière de faire revivre son amour disparu.

Femme à l'ombrelle tournée vers la droite (1886)
Musée d'Orsay (Paris)
Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche (1886)
Musée d'Orsay (Paris)


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