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mardi 20 août 2019

n°297
Le pont du Gard (env 40)



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kART d'identité

Œuvre : Le pont du Gard
Artiste : inconnu
Année : env 40
Technique : Pont aqueduc en pierre
Epoque : Antiquité
Mouvement : Art romain
Lieu : Vers-Pont-du-Gard (France)

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Cette incroyable construction est le pont romain le plus élevé du monde.
Il s’agit plus précisément d’un pont aqueduc romain à trois niveaux situé dans le département du Gard dans le Sud de la France. Il enjambe une rivière, le Gardon. Il n’a pas été conçu pour que l’on puisse marcher dessus mais pour permettre le passage d'un aqueduc, c’est-à-dire un petit canal au-dessus du pont qui conduisait l'eau d’Uzès à la ville de Nîmes.

Durant l’Antiquité,  les Romains adoraient l’eau. C’est pour en avoir toujours plus qu’ils ont construit des aqueducs et inventé d’incroyables techniques. L’eau donnait prestige et puissance aux empereurs. Elle apportait propreté et plaisir de vivre aux habitants des villes. L’eau alimentait notamment les fontaines et les thermes de Nîmes et permettait de laver les rues de la ville et apportait l'eau courante dans les riches habitations.

Le passage de l'eau, au sommet du pont
L’eau venait d’une source qui se trouvait à Uzès, à 20km de Nîmes mais pour que la canalisation soit toujours en pente, on lui a fait faire des détours : elle mesure plus de 50 kilomètres. Pas moins de 17 ponts ont été construits par les Romains pour acheminer la source jusqu’à Nîmes.

Personne ne connaît le nom de son architecte car les Romains qui l’ont construit n’ont écrit aucun texte sur sa construction. Une légende raconte même que le Pont du Gard fut bâti en une nuit par le diable. Les historiens pensent plutôt que 1000 hommes ont construit le pont sur une période de cinq ans.

carte de l'aqueduc de Nîmes
Le pont du Gard mesure 490 mètres de longueur pour une hauteur de près de 49 mètres. Il a été construit avec des pierres extraites sur les lieux et se compose de trois niveaux, trois rangées d'arches superposées. :
- l’étage inférieur contient 6 arches, mesure 142 mètres de longueur et près de 22 mètres de hauteur
- l’étage moyen contient 11 arches, mesure 242 mètres de longueur et près de 20 mètres de hauteur
- l’étage supérieur contient 35 arches, mesure 275 mètres de longueur et 7,40 mètres de hauteur.
Le pont a été presque entièrement construit à sec, c'est-à-dire sans l'aide de mortier, les pierres, dont certaines pèsent six tonnes, étant maintenues par des tenons de chêne.

Au Moyen-Âge, on n'a entretenu ni l'aqueduc, qui a cessé de fonctionner vers le VIème siècle, ni le pont, qui s'est abîmé. Ce n’est qu’à la Renaissance qu’on se reprit d’intérêt pour le pont.
Entre 1743 et 1747, l’ingénieur Henri Pitot ajouta un pont routier accolé à l’étage inférieur. Au XIXe siècle, conscient de la valeur de ce monument, il a été classé monument historique. Enfin, en 1985, ce symbole du génie romain a même été inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.




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dimanche 12 avril 2015

n°168
Le Colisée (Amphithéâtre Flavien) (72)



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Oeuvre : Le Colisée (Amphithéâtre Flavien)
Artiste : inconnu
Année : 72
Technique : Amphithéâtre elliptique en pierre et en marbre
Epoque : Antiquité
Mouvement : Art romain
Lieu : Rome


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Le Colisée est le plus grand amphithéâtre jamais construit dans l’empire romain.  Construit en pierre et en marbre, il reste un des monuments les plus imposants de Rome. Ses dimensions sont impressionnantes : cette gigantesque construction elliptique composée de deux théâtres semi-circulaires mesure 188 mètres de long sur 156 mètres de large. Sa façade s'élève à 48 mètres de hauteur.

Si le Colisée est en partie détruit aujourd'hui, ce n'est pas à cause de l'usure du temps.
En effet, même si les tremblements de terre ont quelque peu endommagé le bâtiment, il a surtout servi pour de nouvelles constructions dès le Moyen-Age. En effet, à l’époque on n’hésitait pas à récupérer les pierres (coûteuses) d’anciens bâtiments pour en construire de nouveaux. Le Colisée perdit alors une partie de sa façade. Ainsi, la basilique Saint-Pierre a par exemple hérité de ses pierres. C'est aussi au Moyen Âge, pour les mêmes raisons, que le Colisée perdit ses gradins et son plancher.

A l’origine, l’amphithéâtre était destiné à abriter les combats de gladiateurs.
Ce n’est qu’au Moyen Age que le bâtiment prît son nom actuel de Colisée, en raison de sa proximité avec une statue colossale de Néron.

Contrairement au théâtre ou au stade, nés en Grèce, l’amphithéâtre est une construction typiquement romaine. Bien que très friande de ce genre de spectacle, Rome ne se dota de son premier amphithéâtre en dur qu’en 29 avant Jésus Christ, sous le règne d'Auguste. Ce premier édifice fut brûlé en 64 de notre ère, le Colisée était destiné à le remplacer.

Reconstitution du Colisée antique
On sait que l’amphithéâtre fut en partie bâtit pour des raisons économiques : l'Empereur Vespasien, pourtant économe, voulait procurer du travail aux personnes ruinées par les guerres civiles plutôt que de les nourrir à ne rien faire.
Le gigantesque chantier débuta en 72 de notre ère, et ce sont les fils de Vespasien – Titus puis Domitien – qui achevèrent sa construction. Pour fêter son inauguration en 80, on organisa des Jeux grandioses, étalés sur cent jours, qui causèrent la mort de 5 000 fauves et de 2 000 gladiateurs.

Le Colisée pouvait accueillir entre 50 000 et 70 000 spectateurs. Il a été utilisé pour de nombreux spectacles comme des combats de gladiateurs, des reconstitutions de batailles navales ou des chasses d’animaux sauvages.
Le bâtiment a finalement cessé d'être utilisé au cours du haut Moyen Âge. Il a plus tard été réutilisé pour des buts variés tels que des habitations, des ateliers d'artisans, le siège d'un ordre religieux, une forteresse, une carrière et même un sanctuaire chrétien.

  • La façade
La construction du Colisée s'élève sur quatre étages. Les trois premiers étages sont chacun constitués de 80 arcades encadrées de colonnes. Le quatrième étage est un mur percé de fenêtres et orné de pilastres, des piliers rectangulaires incrustés dans le mur. Au-dessus étaient fixés les mâts de bois qui servaient à tendre une grande pièce de tissu, protégeant du soleil l’ensemble des gradins et de l’arène.
  • Les gradins
80 portes permettaient l’accès à l’amphithéâtre. Les spectateurs suivaient un ensemble de couloirs qui les guidaient, depuis l’entrée, vers les gradins. Le premier niveau accueillait les aristocrates ; le second niveau était divisé en deux sections pour les citoyens riches et les citoyens pauvres. Au sommet de l’amphithéâtre s’asseyaient les femmes pauvres. Les places d’honneur, près de l’arène, étaient réservées à l’empereur et aux Romains les plus illustres.

  • L’arène
L’arène est la partie centrale de l’amphithéâtre. Elle était composée d’un plancher de bois recouvert de sable. Elle recouvrait un vaste ensemble de passages et de salles qui permettait de garder les fauves et d’entreposer les décors ou les équipements. De l’extérieur de l’amphithéâtre, on accédait directement à ces espaces par des tunnels. Le sol de l’arène disposait de plusieurs trappes qui communiquaient avec le sous-sol et un système de monte-charge permettait de faire apparaître gladiateurs, fauves et accessoires au milieu de l’arène.




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