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samedi 28 mars 2015

n°161
La fresque du Pêcheur (1650 av JC)



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kART d'identité

Oeuvre : La fresque du Pêcheur
Artiste : inconnu
Année : 1650 av JC
Technique : Fresque murale 
Epoque : Antiquité
Mouvement : Art minoen
Lieu : Musée préhistorique de Théra (Santorin, Grèce)


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En 1967, l'archéologue Spyridon Marinatos a découvert une ville appartenant à la civilisation des Cyclades (3e millénaire avant Jésus Christ) : Akrotiri sur l’île grecque de Santorin.  En plein épanouissement, la ville a été enfouie par une éruption volcanique. C'est ainsi qu'elle a été conservée pendant plus de 3500 ans

Akrotiri remonte à l'âge de bronze, avant la terrible éruption du volcan de Santorin, considéré comme l'une des catastrophes les plus importantes de l'histoire. Des tonnes de cendres volcaniques ont recouvert les bâtiments sous plusieurs dizaines de mètres, tel un écrin protecteur : tout ceci n'est pas sans rappeler l'histoire de Pompéi. 

L'autre fresque retrouvée
 dans la même pièce
Il faut attendre les années 1960 pour que le site soit fouillé ; Spyridon Marinatos passe ainsi de découvertes en découvertes, exhumant les restes de bâtiments, de rues dallées, de grands vases (pithos). De belles fresques ont également été trouvées. On suppose que la cité fut abandonnée avant la catastrophe, puisqu'aucun corps n'y a été retrouvé. Le site est toujours fouillé, les archéologues étant loin d'avoir encore tout découvert.

L’ancienne cité d’Akrotiri est encore aujourd’hui telle qu'elle était il y a 3500 ans. A l’époque la civilisation des Cyclades était très avancée : on construisait déjà des maisons à 2 ou 3 étages avec leurs escaliers et les rues étaient pavées avec des égouts.
C’est dans l’une de ces maisons, à l’ouest de la cité,  que la fresque du Pêcheur a été découverte. Elle est très bien conservée. A l'origine,  il y avait deux fresques de pêcheurs dans deux coins de la même pièce. Dans cette même pièce, on a retrouvé aussi la fresque des Navires qui retrace une fête de la mer. 

Fresque des Navires
Le pêcheur est complètement nu (ce qui est rare dans l'art minoen), il tient dans chaque main des maquereaux suspendus à une ficelle par les ouïes. L’homme a  un corps vigoureux, jeune, élancé, à la carrure d'athlète : la couleur brune de la peau du personnage se détache sur un fond très clair. Les poissons bleus abondants tenus par le pécheur semblent laisser entrevoir leurs écailles irisées. La pêche abondante est tenue à bout de bras et on perçoit une cascade de poissons étincelants.
Le jeune garçon apparaît de profil, un profil grec bien dessiné et l'œil vu de face bien grand, bien ouvert montre qu’il est content de son butin, le plaisir du pêcheur ravi du travail accompli.
La coiffure de ce pêcheur a de quoi surprendre : elle semble évoquer un style original, de couleur bleu. On aperçoit une tresse vers l'arrière et une mèche de cheveux sur l'avant...

Ce tableau peint il y a environ 3500 ans nous offre une scène de la vie quotidienne de ces pêcheurs d'autrefois. Les fresques d'Akrotiri (anciennement Théra) à Santorin, île des Cyclades, sont les plus anciennes peintures murales connues d'Europe






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mardi 28 octobre 2014

n°077
Le Disque de Phaistos (1700 av JC)



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kART d'identité

Oeuvre : Le Disque de Phaistos
Année : 1700 av JC
Technique : Sculpture sur argile
Epoque : Antiquité
Mouvement : Art minoen
Lieu : Musée archéologique d’Héraklion (Crète)



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Le 3 juillet 1908, Luigi Pernier, un jeune archéologue italien, effectuait des fouilles sur le site du palais minoen de Phaistos, sur la côte sud de la Crète, en Grèce.
En pleine chaleur estivale, il travaillait dans la pièce principale du sous-sol d'un temple, lorsqu'il trouva un disque de terre cuite parfaitement intact sous 50 cm de gravas, de 15 cm de diamètre et 1 cm d'épaisseur. Le disque daterait du XVIIe siècle av. J.-C. c'est à dire il y a presque 4000 ans !

Face A                                                                                                     Face B
Les deux faces du disque sont recouvertes de mystérieux hiéroglyphes gravés à l'aide de poinçons, 241 au total, qui forment une spirale allant du bord vers le centre. Sur les 45 glyphes répertoriés (ces figures symboliques gravées ou sculptées), plusieurs représentaient des éléments du quotidien : homme, poisson, insecte, oiseau, bateau, etc.
Ces symboles ont beau être facilement reconnaissables, leur signification n'a cessé d'intriguer les archéologues, depuis la découverte du disque. A ce jour, personne n'est parvenu à déchiffrer le disque.
Le problème, c'est qu'aucun autre vestige comportant une écriture similaire n'a été trouvé, ce qui laisse seulement 241 caractères comme base de travail pour qui voudrait les déchiffrer.
Hélas l’écriture du disque de Phaistos n’est pas assez longue pour être déchiffrée avec certitude…

Ces 241 caractères sont regroupés en 61 groupes délimités par des lignes qui forment une série de cases. Le nombre de signes dans chaque groupe varie de deux à sept. Il y a une variété de 45 signes, ce qui ne veut pas dire qu'il s'agit là du nombre total de signes de ce système d'écriture. En effet, lorsque nous écrivons quelques phrases, nous n'utilisons pas forcément toutes les lettres de l'alphabet. on peut donc supposer qu'il existait d'autres hiéroglyphes dans cette langue.

Les 31 cases de signes qui composent le recto du disque sont illustrées dans la figure suivante : Les 30 cases de signes qui composent le verso du disque sont illustrées dans la figure suivante :


Le mystère reste entier sur cette langue mais aussi sur l'utilisation de cet objet. Certains archéologues pensent qu'il s'agirait d'une sorte de prière, d'autres d'un calendrier, et d'autres encore d'un appel aux armes. Certains ont même émis l'hypothèse qu'il s'agirait d'un ancien jeu de société ou d'un théorème de géométrie.

Anthony P.Svoronos, un mathématicien originaire de Crète, s'intéresse depuis très longtemps aux secrets du disque. « La caractéristique la plus frappante de ce disque, c'est la technique qui a été utilisée pour le fabriquer. Il a été estampé à l'aide de plusieurs sceaux. La fabrication de ces sceaux a exigé un grand effort, par conséquent on peut supposer qu'ils ont servi à produire un grand nombre de documents. Or ce disque est le seul objet estampé avec ces sceaux qui soit parvenu jusqu'à nous. »
Autre aspect intéressant : les signes qui figurent sur le disque sont extrêmement détaillés.
« Le disque de Phaistos serait une question posée à un Dieu, et le rituel exigerait que l'objet qui porte la question soit détruit pendant le processus de divination. »
Cette théorie expliquerait pourquoi, même si de nombreux textes avaient été fabriqués, tous auraient été détruits...

Que cette interprétation soit la bonne ou non, le monde entier attend avec impatience une réponse définitive à cette mystérieuse énigme.



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